Et si l’on visualisait vraiment notre consommation d’eau en bouteille ?
Une bouteille d’eau posée sur une table paraît presque insignifiante.
Mais lorsqu’on rassemble un mois entier de consommation, la perception change complètement.
Dans notre exemple réel, une personne consomme 41 bouteilles de 1,5 litre par mois.
Cela représente 61,5 litres d’eau.
Sur une année, cette même consommation atteint 492 bouteilles et 738 litres d’eau.
1 mois : 41 bouteilles
41 bouteilles de 1,5 litre représentent 61,5 litres d’eau.
En retenant l’hypothèse de 30 grammes de plastique par bouteille vide, bouchon et étiquette compris, cela représente environ 1,23 kg de plastique par mois.
Avec l’eau contenue dans les bouteilles, ce sont environ 62,7 kg d’eau et d’emballages individuels qu’il faut acheter, transporter puis stocker.
Pris séparément, ces chiffres peuvent sembler raisonnables.
Mais lorsqu’on les additionne mois après mois, l’accumulation devient beaucoup plus impressionnante.
2 mois : 82 bouteilles
Après seulement deux mois, nous arrivons déjà à 82 bouteilles.
Cela représente 123 litres d’eau, environ 2,46 kg de plastique et plus de 125 kg d’eau et d’emballages individuels transportés.
Chaque bouteille doit être fabriquée, remplie, conditionnée, regroupée, transportée jusqu’au point de vente, achetée, ramenée à domicile, puis collectée ou jetée après son utilisation.
La bouteille que nous utilisons quelques minutes appartient donc à une chaîne beaucoup plus longue.
3 mois : 123 bouteilles
Après trois mois, la consommation atteint déjà 123 bouteilles.
Cela représente 184,5 litres d’eau, environ 3,69 kg de plastique et près de 188 kg d’eau et d’emballages individuels transportés.
Et nous ne sommes encore qu’au premier trimestre de l’année.
1 an : 492 bouteilles
En poursuivant exactement le même rythme pendant douze mois, nous arrivons à 492 bouteilles pour une seule personne.
Cela représente 738 litres d’eau.
Sur notre hypothèse de 30 grammes de plastique par bouteille, cela correspond à environ 14,76 kg de plastique.
En ajoutant le poids de l’eau, ce sont environ 753 kg d’eau et d’emballages individuels qui auront été déplacés au cours de l’année.
Environ trois quarts de tonne pour une seule personne.
Ce total n’inclut pas les films plastiques entourant les packs, les palettes ni les cartons éventuels. Il ne mesure pas non plus l’énergie nécessaire à la fabrication des bouteilles, à leur transport jusqu’aux magasins ou à leur traitement en fin de vie.
Le plastique que nous voyons.
Le stockage.
Le transport.
Les déchets.
Mais il existe également une partie invisible : les microplastiques et les nanoplastiques.
Microplastiques et nanoplastiques dans l’eau embouteillée
En 2024, des chercheurs ont publié dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences une étude utilisant une technique permettant de détecter et d’identifier des particules extrêmement petites dans l’eau embouteillée.
Ils ont estimé une concentration moyenne d’environ 240 000 particules de microplastiques et de nanoplastiques par litre dans les eaux embouteillées analysées.
Environ 90 % des particules détectées étaient des nanoplastiques.
Ce chiffre correspond donc à la moyenne observée dans les échantillons de cette étude et non à une valeur universelle applicable à toutes les eaux embouteillées.
Consulter l’étude publiée dans PNAS.https://doi.org/10.1073/pnas.2300582121
Que deviennent ces particules dans notre organisme ?
C’est aujourd’hui l’une des grandes questions étudiées par les scientifiques.
L’être humain est exposé aux microplastiques et nanoplastiques par différentes voies, notamment l’alimentation, l’eau et l’air.
Les particules les plus petites attirent particulièrement l’attention des chercheurs en raison de leur capacité potentielle à franchir certaines barrières biologiques.
Mais il faut rester prudent.
Détecter des particules dans l’organisme ne signifie pas automatiquement qu’elles provoquent une maladie.
La science cherche encore à déterminer les quantités réellement absorbées, leur devenir dans l’organisme, leur durée de présence et les effets potentiels d’une exposition répétée pendant plusieurs années.
L’Organisation mondiale de la Santé a consacré un rapport à l’exposition alimentaire et respiratoire aux microplastiques et nanoplastiques. Publié en 2022, il souligne les limites des connaissances disponibles et les travaux nécessaires pour mieux évaluer les conséquences possibles sur la santé humaine.
Consulter le rapport de l’OMS sur les microplastiques et nanoplastiques.https://www.who.int/publications/i/item/9789240054608
Plastique et perturbateurs endocriniens
Il faut également distinguer les particules de plastique elles-mêmes des substances chimiques pouvant être associées aux matières plastiques.
Les plastiques peuvent contenir différents additifs utilisés lors de leur fabrication.
Certaines familles de substances associées aux plastiques font l’objet d’une attention particulière pour leurs effets potentiels sur le système hormonal.
Cela ne signifie cependant pas que chaque bouteille ou chaque nanoparticule de plastique est automatiquement un perturbateur endocrinien.
Chez Oscar’eaux, nous préférons faire une différence claire entre ce que la science démontre aujourd’hui, ce qu’elle étudie et ce qu’elle ne permet pas encore d’affirmer.
Ce que nous savons déjà est suffisamment intéressant : l’être humain est exposé aux microplastiques par différentes voies et les chercheurs essaient aujourd’hui de comprendre les conséquences d’une exposition chronique.
Pourquoi continuer à transporter autant d’eau ?
Dans notre exemple, une personne consomme 61,5 litres d’eau par mois.
Pour obtenir cette quantité avec des bouteilles de 1,5 litre, elle doit acheter, transporter, stocker puis jeter ou recycler 41 bouteilles chaque mois.
Sur une année : 492 bouteilles.
Pour certaines situations, l’eau embouteillée reste évidemment utile : déplacements, urgence, absence temporaire d’eau potable ou besoins particuliers.
Mais pour une consommation quotidienne à domicile, il existe aujourd’hui d’autres possibilités.
Traiter correctement son eau directement au point d’utilisation permet de réduire fortement le besoin de transporter et de stocker quotidiennement de l’eau en bouteille.
Une autre manière de penser notre eau
Chez Oscar’eaux, notre réflexion ne consiste pas simplement à remplacer une bouteille par un filtre.
Nous souhaitons développer une approche plus globale de l’eau que nous consommons.
Mieux connaître son eau.
La préfiltrer lorsque cela est nécessaire.
La purifier avec une technologie adaptée.
La rééquilibrer ou la reminéraliser lorsque le système utilisé le justifie.
La conserver dans des matériaux adaptés.
Et surtout éviter de transporter inutilement, semaine après semaine, ce que nous avons déjà directement à notre domicile.
41 bouteilles en un mois. 492 sur une année.
Pour une seule personne, 492 bouteilles par an.
Moins de bouteilles à transporter.
Moins de bouteilles à stocker.
Moins de plastique à gérer après utilisation.
Et surtout, une autre manière de réfléchir à l’eau que nous buvons chaque jour.
Oscar’eaux
L’univers de l’eau
À propos des chiffres présentés
Les calculs de cet article reposent sur une consommation réelle prise comme exemple de 41 bouteilles de 1,5 litre par mois pour une personne.
Cela correspond à 61,5 litres par mois, 738 litres par an et 492 bouteilles par an.
L’estimation de la quantité de plastique repose sur une hypothèse de 30 grammes par bouteille vide, bouchon et étiquette compris.
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